Quel yoga à 70 ans (et dès 60 ans) ? Les critères pour bien choisir
Hatha yoga progressif, yoga doux ou yoga sur chaise : à 60 ou 70 ans, le bon cours se reconnaît à quelques critères concrets. Taille du groupe, rythme, adaptations, et ce qu'en disent les élèves.
Pour savoir quel yoga pratiquer à 70 ans, ou dès 60 ans, cherchez un cours qui s'adapte à votre corps du jour : un hatha yoga progressif, qui alterne postures douces et postures plus physiques, avec la possibilité de pratiquer assis si besoin. Le critère le plus sous-estimé reste la taille du groupe, parce qu'à six personnes le professeur voit chacun et propose une variante. Jean-Louis enseigne le yoga depuis 1990, donne aujourd'hui ses cours à Bouillargues, près de Nîmes, et une grande partie de ses élèves sont de jeunes retraités.
Peut-on commencer le yoga à 60 ou 70 ans ?
Oui. Aucun âge ne ferme la porte du yoga, et beaucoup d'élèves de Jean-Louis sont de jeunes retraités, dont certains pratiquent avec lui depuis des années. Les raisons de venir sont souvent les mêmes que celles que Jean-Louis entend depuis des années : mieux respirer, évacuer le stress, s'étirer. Ensuite, dit-il, on reste parce qu'on découvre qu'il y a « plus que ça ».
La crainte la plus fréquente reste celle de la raideur. Jean-Louis l'entend souvent, et il y répond ainsi : « Faites du yoga même si vous n'êtes pas souple, surtout si vous n'êtes pas souple. » Il en parle plus longuement dans l'article pas souple ? raison de plus pour faire du yoga.
Avant de commencer, faites le point avec votre médecin, surtout si vous suivez un traitement, si vous avez une prothèse, de l'ostéoporose ou des vertiges. Il vous dira ce qui vous est déconseillé, et vous pourrez le transmettre au professeur.
Les critères pour choisir un cours
Les noms de styles (hatha, doux, restauratif, sur chaise) aident à se repérer. Trois critères concrets en disent davantage sur ce que vous vivrez pendant l'heure de cours.
Postures douces et postures physiques
Un cours pour seniors qui se limiterait à des postures allongées et à de la relaxation passerait à côté d'une partie du travail. Jean-Louis tient aux deux : des postures douces, immobiles, qui apprennent à se poser, et des postures plus physiques, qui demandent de l'effort. Pour lui, les deux sont nécessaires.
Ses cours suivent un déroulé qui ménage cette alternance. On commence par des prises de conscience (je respire, je sens ma main), puis un échauffement qui fait circuler le sang et la lymphe, des étirements, des postures plus complètes comme les torsions, des postures immobiles et de la méditation assise, et enfin une relaxation.
Les étirements eux-mêmes demandent de l'effort. Jean-Louis rappelle qu'un muscle ne sait que se contracter ou se relâcher : c'est le muscle opposé, en travaillant, qui l'étire. S'étirer, c'est donc aussi faire travailler ses muscles.
Un petit groupe pour être vu et corrigé
Dans un groupe de six, il peut regarder chacun, reprendre un appui, proposer une variante à la personne qui en a besoin. Les cours de Jean-Louis sont limités à six personnes, et il s'installe au milieu de la salle plutôt qu'au bout, parce qu'il se voit comme le professeur apparent.
Il décrit son rôle avec une image : dans la salle, il y a deux professeurs. Le professeur apparent, c'est lui. Le professeur réel, c'est le corps de chaque participant. Son travail consiste à vous apprendre à écouter ce second professeur. Chacun va aussi loin qu'il peut, et certains élèves avancés vont très loin, d'autres moins. Les groupes mélangent les niveaux : chacun choisit le créneau qui l'arrange.
Le petit groupe a un autre effet, que les grands cours offrent rarement. Les élèves de Jean-Louis se connaissent depuis des années, et il parle d'eux comme d'« Amis », avec une majuscule. À l'âge où les réseaux professionnels s'éloignent, ce lien compte.
Pouvoir pratiquer assis si besoin
S'allonger sur un tapis puis se relever devient plus difficile avec les années. Un cours adapté doit prévoir une solution. Pour les personnes qui ont du mal à s'allonger et à se relever, Jean-Louis propose de pratiquer avec une chaise : on pratique assis, puis debout en appui, et on descend vers le sol par étapes, si on le souhaite. Les exercices sont détaillés dans l'article yoga sur chaise : 7 exercices simples, pas à pas.
Quel cours choisir ? Une question pour commencer
Dans tous les cas, parlez de votre projet à votre médecin avant le premier cours.
Quel yoga à 70 ans : hatha, yoga doux ou yoga sur chaise ?
Le hatha yoga désigne le yoga des postures (asanas) et du souffle, pratiqué à un rythme posé. La plupart des cours dits « doux » ou « seniors » en reprennent les bases. Les styles dynamiques, où les postures s'enchaînent vite, ou les cours en salle chauffée, demandent davantage au cœur et à l'équilibre : si l'un d'eux vous tente, demandez l'avis de votre médecin et commencez par un cours d'essai.
Trois façons de pratiquer après 60 ans
Au sol : oui, avec des variantes.
Pour qui : les personnes à l'aise pour s'allonger et se relever.
Au sol : surtout allongé.
Pour qui : reprise en douceur, fatigue passagère.
Au sol : seulement si on le souhaite, par étapes.
Pour qui : les personnes pour qui le sol est devenu difficile.
Les appellations varient d'un professeur à l'autre : demandez comment se déroule une séance type.
Les cours de Jean-Louis relèvent du hatha yoga, avec une particularité : il y intègre la voix et l'écoute. Les séances utilisent des musiques variées ou des paysages sonores, et parfois des sons produits par les élèves eux-mêmes, voix parlée ou chantée. Ce sont des cours de yoga, où le son sert à ouvrir l'oreille et le champ de perception. Ses cours sont laïques : spirituels au sens de l'intuition et de la présence, sans aucune référence religieuse.
Les bilans de fin d'année des élèves
Chaque fin d'année, depuis plusieurs années, Jean-Louis organise un tour de parole dans chacun de ses groupes. Il note ce que dit chaque personne, puis envoie un bilan écrit à tous les élèves, pour que chacun puisse lire ce que les autres groupes ont exprimé. Les retours varient un peu d'une année à l'autre ; voici ceux qui ressortent.
Les retours des bilans de fin d'année
Ressentis exprimés par les élèves lors des bilans, sans mesure chiffrée ni valeur médicale.
Le dernier point est celui que Jean-Louis met en avant. Ses élèves parlent de bien-être, bien sûr, et surtout d'une attention plus fine à ce qu'ils vivent, dans le cours et en dehors. Quand une ancienne danseuse, très souple, a demandé à rejoindre ses cours, Jean-Louis pensait n'avoir « rien à lui apprendre ». Elle a insisté, et elle vient depuis des années. Après presque chaque cours, elle écrit tout le cours dans l'ordre, sur une page entière d'un grand cahier.
Ces témoignages restent des ressentis. Ils disent ce que des personnes, souvent jeunes retraitées, trouvent dans une pratique régulière, sans rien promettre sur votre santé.
Précautions
Quelques règles de bon sens rendent la pratique plus sûre après 60 ans. Votre médecin pourra les compléter.
Avant et pendant le cours
- Parlez-en à votre médecin avant de commencer, et signalez au professeur vos traitements, prothèses, problèmes de dos ou de tension.
- Ne forcez jamais une posture. Une gêne légère se tolère, une douleur vive arrête l'exercice.
- Relevez-vous lentement après une posture allongée : roulez d'abord sur le côté, puis asseyez-vous.
- Respirez pendant l'effort : bloquer son souffle crispe le corps.
- Prévoyez de l'eau et un pull pour la relaxation finale, surtout l'hiver.
Le professeur peut toujours proposer une variante : dites-lui ce que vous ressentez.
Après une opération de la hanche ou du genou, la reprise suit un chemin particulier : feu vert du chirurgien, puis au moins une séance individuelle avec le professeur. Jean-Louis y tient, pour écouter la personne et lui donner les bons conseils avant qu'elle rejoigne un groupe.
Essayer un cours à Bouillargues, près de Nîmes
Jean-Louis donne ses cours le lundi, à 10h, 12h, 16h30, 18h30 et 20h30, dans la salle à côté de l'église Saint-Félix, rue du Pont de la République à Bouillargues, à environ 13 minutes en voiture du centre de Nîmes. Chaque cours dure environ 1h15, en groupe de six personnes au plus. Les tapis et le matériel sont fournis, l'entrée a une rampe et une pente pour les fauteuils roulants.
Le premier cours d'essai est gratuit. Vous trouverez les détails pratiques sur la page cours de yoga à Bouillargues, et le formulaire pour réserver votre essai.
Questions fréquentes
Est-il trop tard pour commencer le yoga à 70 ans ?
Non. Le yoga se pratique à tout âge, à condition de choisir un cours qui s'adapte à votre corps du jour : postures progressives, variantes assises, aucun esprit de compétition. Demandez l'avis de votre médecin avant de commencer, surtout si vous avez une maladie chronique, une prothèse ou des vertiges.
Quelles sont les contre-indications du yoga ?
Elles dépendent de votre santé, et seul votre médecin peut les établir. Certaines postures (inversions, flexions vers l'avant appuyées, torsions fortes) demandent des précautions en cas d'ostéoporose, de tension mal équilibrée, de glaucome ou de prothèse. Signalez vos particularités au professeur : il proposera une variante.
Combien de séances de yoga par semaine après 60 ans ?
Un cours par semaine avec un professeur donne un rythme et des repères. Quelques minutes de pratique chez vous entre deux cours comptent autant que le cours lui-même. Mieux vaut peu et souvent qu'une longue séance de temps en temps.
Le yoga est-il remboursé par la Sécurité sociale ?
L'Assurance maladie ne rembourse pas un cours de yoga en association. Selon ameli.fr, elle ne rembourse pas non plus l'activité physique adaptée prescrite par un médecin. Certaines mutuelles, caisses de retraite ou mairies peuvent en revanche participer : renseignez-vous auprès d'elles.
Pratiquer avec Jean-Louis à Bouillargues
Cinq cours le lundi, six personnes au plus par groupe. Jean-Louis vous offre le premier cours.